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Un skyblog égoïste et impudique à souhait . Besoin énorme d'écrire ce qui pèse dans ma petite vie lourde de gerbantes banalités d'adolescente. Vous ne me connaissez pas , je ne vous connais pas et dans ces conditions, il m'est égal que vous lisiez ma vie sans en saisir le sens . Il n'y aura ici que des inconnus .

Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous voulez entendre, ce que vous entendez , ce que vous croyez comprendre, ce que vous voulez comprendre et ce que vous comprenez , il y a au moins neuf possibilités de ne pas se comprendre ...

Aussi je ne suis pas follement malheureuse, dépressive ou suicidaire comme pourrait éventuellement porter à croire ce que j'écris . Disons juste que j 'utilise l'écriture surtout comme échappatoire quand je me sens mal plutôt que bien .

Re-aussi , je mettrai ici aussi de vieux textes qui sont plus forcément d'actualité sur mes états d'âmes.


J'aime regarder et entendre la pluie, bien au chaud chez moi . Je n'aime pas avoir peur. Je n'aime pas douter de moi. J'aime Blork et Agueu. J'aime boire tout à la paille et particulièrement le lait . Je n'aime pas le bus. J'aime marcher en équilibre sur le rebord du trottoir . Je n'aime pas la salade et pas mal de trucs verts censés être mangeables. J'aime tournoyer sous la drache. J'aime marcher les yeux fermés . Je n'aime pas courir. J'aime parler à mes étoiles. J'aime me réveiller la nuit et voir que je peux encore dormir. Je n'aime pas mes mains. J'aime me blottir contre mon gros Nours. J'aime regarder les éclairs et écouter le tonnerre. Je n'aime pas quand mes draps sont froids en hiver. Je n'aime pas le chocolat noir. J'aime la solitude. Je n'aime pas le sentiment de solitude. J'aime sauter dans les flaques. Je n'aime pas me réveiller en pleurant d'un cauchemar. J'aime me souvenir de mes rêves. J'aime me rappeler de bons souvenirs avec Namie. J'aime relire pleins de fois les livres que j'ai aimé. J'aime Moulin Rouge . J'aime me repasser la fin en boucle , et pleurer de plus belle à chaque fois. J'aime les fossettes . Je n'aime pas les ballerines, les jeans dans les bottes, les caleçons qu'en fait on doit appeler ça legging ou un nom ridicule du genre , et les longs short à motif que les filles mettent . Je n'aime pas la mode . J'aime écrire et tracer au porte mine . Je n'aime pas le rose. J'aime faire des v½ux en regardant les étoiles filantes. J'aime penser que le v½u se réalisera. Je n'aime pas être réveillée brutalement. J'aime quand mon chat ronronne contre moi. Je n'aime pas avoir à mettre des lunettes. J'aime les douces oreilles de Sparrow. J'aime faire des tests de personnalité à la con. Je n'aime pas les compliments, surtout ceux qui ne sont pas avérés. J'aime chanter sous la douche. Je n'aime pas les mains moites. J'aime manger la salade de fruits avec les doigts . Et le nutella avec les doigts aussi. Je n'aime pas la chaleur. Je n'aime pas les tabourets. J'aime quand le vent pousse mes cheveux dans mon visage même si ça me fait râler à la fin. Je n'aime pas manger des choses grasses avec les mains. J'aime m'allonger sur le lit de mes parents. J'aime être nostalgique en écoutant du vieux rock. J'aime ne rien faire. Je n'aime pas ne rien avoir à faire quand j'ai envie de faire des choses. J'aime dessiner des étoiles sur ma main et au creux de mon poignet. Je n'aime pas dire bonjour à la plupart des gens. Je n'aime pas que l'herbe gratte. J'aime m'y allonger et la frôler avec ma petite main. J'aime faire des grasses matinées. Je n'aime pas les poires. Je n'aime pas le mot boudin . Je n'aime pas devoir me lever pour éteindre la lampe alors que je suis bien installée dans mon lit. Je n'aime pas ne plus pouvoir hurler a la mort pour que mon frère rapplique en panique pour que je lui fasse fermer la lumière à ma place, il a pigé le truc. J'aime les Sex on the Beach. Je n'aime pas mes oreilles. J'aime l'histoire et le français. Je n'aime pas le temps. J'aime regarder les gens dormir. J'aime les simpsons. Je n'aime pas qu'on écoute mes conversations téléphoniques. Je n'aime pas qu'on me surprenne à parler comme une handicapée à mon chat. Je n'aime pas les oiseaux. J'aime regarder le [g]ciel, voir des choses dans les nuages. Je n'aime pas les prénoms à consonance américaine. J'aime regarder mon horoscope même si je n'y crois pas. Je n'aime pas craindre que mon double apparaisse -__- J'aime faire des mise au point débile avec moi-même, allongé sur mon lit. Je n'aime pas ce qui m'y pousse. J'aime réveiller les gens tout doucement. J'aime acheter tout pleins de livres pour quedal dans des foires aux livres. Je n'aime pas quand il fait froid dans la salle de bain. J'aime mordre mon index. J'aime me rappeler mon [s]enfance . Je n'aime pas la matière du canapé. Je n'aime pas les vélo en Italie. Je n'aime pas les chihuahua. J'aime les free hugs. Je n'aime pas les gens qui foutent des vêtements à leurs animaux. J'aime regarder le plafond et penser. Je n'aime pas les math et les sciences. Je n'aime pas parler comme une conne quand j'ai un rhume. J'aime peindre à l'encre de chine. Je n'aime pas les paillettes et les strass sur les vêtements. Je n'aime pas qu'on me contredise quand je sais avoir raison. J'aime feuilleter le Quid et le dico au hasard. Je n'aime pas qu'on m'appelle Ro ou Rox ou Roxy ou autre. J'aime m'asseoir sur mon lit, m'entourer d'une centaine de crayons et de marqueurs de couleurs et gribouiller. J'aime manger dans le canapé. J'aime une chanson toute calme d'un certain Kaolin. Je n'aime pas les choses trop évidentes. Je n'aime pas me compliquer la vie non plus même si je le fais toujours. J'aime écouter de la musique en toute circonstance. Je n'aime pas que quelqu'un entre dans ma chambre quand je n'y suis pas. J'aime m'allonger sur le carrelage quand j'ai chaud. J'aime les fruits rouges et surtout les cerises. J'aime pleurer en écoutant Requiem for a dream de Clint Mansell. J'aime les lunettes de soleil de B., pour 20euros, heureusement, manquerait plus qu'elle soit affreuse. Je n'aime pas Picasso. J'aime me promener la nuit. J'aime les gros yaourt Galaxi goût cerise, banane, fruit de la passion ou pêche aussi. Je n'aime pas le même yaourt goût vanille. Je n'aime pas les prénoms composés. J'aime ranger mes livres. Je n'aime pas trop les piqûre. J'aime gueuler. Je n'aime pas les disputes. J'aime écrire sur le papier qui absorbe l'encre, celui-là qui est moins cher que le papier lisse qui ne prend même pas l'encre. Je n'aime pas les coiffeurs. Je n'aime pas l'odeur d'un des parfum de ma mère, qui me donne la gerbe. J'aime le prénom Samuel. Je n'aime pas les réverbères. J'aime être pieds nus. J'aime le silence. Je n'aime pas les sacs à mains. J'aime les bisous dans le cou. Je n'aime pas les gens qui parlent d'un ton mielleux. J'aime aller m'asseoir sur le canapé de l'appart' de quand j'étais petite, qui repose à la cave de mon actuelle maison. Je n'aime pas les grosses montres. J'aime aller écouter de la musique dans la voiture qui repose au garage, en bouffant du chocolat au caramel. J'aime passer la nuit à parler de choses débiles avec Namie Je n'aime pas que ma mère me harcèle pour que je coupe mes cheveux. Je n'aime pas qu'elle jète les vêtements de ma fabrication parce qu'elle ne les aime pas ! J'aime me brosser les dents. Je n'aime pas mes dents. J'aime rester des heures sur msn à parler quand je ne vois pas le temps passer. J'aime faire de la balançoire. Je n'aime pas retrouver des pattes de moutons sur ma balançoire . J'aime rêver, rêver et ... [s]rêver

# Posté le lundi 06 août 2007 07:31

Modifié le dimanche 02 septembre 2007 16:45

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C'est comme si ... tout s'envolait. Le temps s'envolait . En laissant un trou béant . C'est comme si tout se formait à l'intérieur. Un sorte de trouble inné, une ... non-gérance. Je déteste ça . Ça crée un putain de sentiment d'insécurité , un truc compulsif complètement submergeant ... noyant . A savoir si on se noie seulement dans une attitude désagréable. Vraiment . Même pas je crois et c'est peut-être le plus effrayant . Si j'aime ça, tout est perdu. Non j'aime pas . J'aime pas! Mais faudrait pas que ça devienne de la complaisance.

Il n'y a pas de mots à poser et ça me frustre. J'aimerais pouvoir sortir ça par des lignes et des lignes qui s'évaporent ... comme si une fois dit, c'est fini , on en reparle plus. Ça plane quelque part . Une précision incisive qui force la compréhension. Une compréhension liée à une disparition attendue. Mais quand il n'y a rien à comprendre ... Je voudrais me déchirer le poignet et vomir de l'encre sur papier ... mais même ça, ça ne soulagerait rien. Vraiment rien. On se la joue pas conte de fée ici. Rien ne sonne vraiment juste , tout se rapproche vaguement mais sans plus et c'est plus lacérant que si ça avait été opposé. Loin, trop loin. Je sens bien l'anachronique ... Ce que je dis est fade et lasse. Ça veut juste rien dire. Périmé .

Et encore. Je me rends compte que je ne tiens juste pas la distance... je m' essouffle , un rien et je me crève dans le noir en putains de cauchemar. Ou en putains de rêves si beaux qu'ils en deviennent atroces . Du noir que je dégurgite péniblement et me fendre les paupières . Et là , elle est bien loin l'éventuelle complaisance . Y a rien de spécial et d'un coup un c'est fini clignote dans mon crâne. Je suis mes propres mouvements et réactions comme quelqu'un extérieur à moi-même et ça me fait peur . Je ne contrôle pas mes poings qui se serrent, se serrer à en refouler ces salopries de gouttelettes qui n'ont pas lieu d'être là. Un vide à remplir de pathétisme. Putain je suis à gerber. Je sens mes yeux se baisser et je ne peux rien arrêter . Y a des paupières qui se ferment fort , trop fort . Pour essayer de calmer tout ça . Y a des mains qui se crispent à en faire mal . Fort, trop fort ... Y a de l'air qui parvient difficilement . Trop , bien trop difficilement et ça fait peur . Trop peur .Tu te dis d'un coup que tu vas crever comme ça, dans ton lit sans trop savoir pourquoi . Parce tout se déchaîne et parce que tu ne vaux rien et que les lumières éteintes, tu en prends conscience . Tu trembles à en mourir , des tremblements douloureux et tu pleures parce que ça ne veux plus ça s'arrêter . Tu lèves les yeux au plafond en cherchant une issue . En cherchant de l'air . De l'air qui vient naturellement et qui ne t'arrache plus la gorge et les poumons quand elle passe , finalement de force . Ton coeur bat à une vitesse qui t'affole et tu l'entends et le sent partout . Il cogne fort, trop fort . Tu te griffes les mains en ayant conscience que tu dois arrêter si tu veux pas les amocher , encore. Si tu veux pas qu'on continue à te prendre pour une cinglée que tu es . Des sueurs froides dans le dos . Tu as chaud . Tu as froid . Tu ne sais plus mais sur ton front ça ruisselle et sur tes joues . Tu sers Nours et tu attends en te disant presque que tu préférerais crever là plutôt que ça continue comme ça . Exténué , tu t'endors. Et tout te semble être très lointain le lendemain .
Et dans ces moments là, je me dis juste que ... C'est pas humain de se sentir si vide. Ou si plein de rien. Envie de le vomir pour de bon .Bordel


Je pense à tout ça . Je supporte pas. Je ne me supporte pas. Pourquoi sens-je ça monter en moi, pourquoi mon c½ur pince , se serre ... Je ferme les yeux . Je la regarde, les regarde et je sens que je suffoque. Je ne me pardonne pas de ma respiration qui se fait saccadée sans que je ne puisse m'en trouver une raison valable . C'est fini. Je gerbe des perles acides . J' halète, j'inhale même la destruction que je rejète. J'exhale ma raison , c'est perdu . Je veux pas qu'il puisse considérer ce que je pense ni même les dents qui hachent à en remplir ma bouche de rouge. Tout tourne autour de lui . Je finirais par le haïr . Que mon obsession qui me fracasse le corps a jamais. Je sens juste cette oppression, ses yeux qui me bousculent brusquement , me brise contre un mur . L' air ne vient plus , mes côtes sont douloureuses à chaque nouvelle inspiration. Un simple regard vers eux et je comprends . Je crois comprendre . Je me monte la tête toute seule à me briser . Je voudrais museler mes lèvres, contenir mes larmes ... que je fasse une hémorragie de sanglots s'il le fallait. J'ai sincèrement envie de le vomir pour de bon. Je le giflerais presque d'être lui et d'agir comme ça sur moi. Bordel mais de quel droit il régit ainsi ma vie. Quelle idiote dois-je être pour y donner autant d'importance. Plus rien n'est aussi important . Je voudrais me poser en maître et pas me sentir asphyxiée de son influence de prison. C'est là qu'on est censé s'avouer vaincu. Et quand on est vaincu d'avance, que fait-on ? Aujourd'hui je n'ai pas su sourire. Aujourd'hui, je ne suis pas parvenue à faire semblant. Je me suis contentée de baisser les yeux en attendant que tout ça s'en aille, en attendant de ne plus pouvoir. En attendant qu'elle vienne mais elle est n'est pas venu. En fait je ne sais pas exactement si j'attendais quelque chose. Ou alors si, mais sans savoir quoi et en sachant que ça ne viendrais pas. Réjouissant.

Cette nuit, ça m'a rattrapé . L'angoisse et j'ai cru crever . Encore .

Ça faisait longtemps ... Je pensais que ça reviendrais plus . Je me suis trompé . Manifestement .

# Posté le mercredi 08 août 2007 10:01

Modifié le dimanche 02 septembre 2007 16:45

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« Tu as dit que si jamais ... je pouvais venir . »


L'ange de la demoiselle se présente dans l'embrasure de la porte . D'un ½il bleu incertain semble

sourire d'une excuse ou d'une récompense . Sublime de fatigue . Son souffle est court d'un trait

continu au c½ur de la demoiselle qui s'emballe .


« Euh . Entre »


L'ange s'exécute . Son regard bleu se ballade, avec une certaine perdition sur les murs qu'il ne

connaît pas . Sa main qui souvent tremble passe sur son visage que la demoiselle dévore . Malgré

elle . Elle prend sa main . Il a froid . Elle, elle a chaud . Elle le tire dans les escaliers jusqu'à la porte

de sa chambre où elle reste prostrée . L'entre deux portes . L'entre deux pièces . L'entre deux . Leur

histoire .



« Ta chambre . Ton lit . Fatigué ... Merci ! »



La demoiselle sans un mot le pousse dans sa chambre . Le pousse sur le lit . L'ange soupire

d'aise . L'ange est beau . Il clos ses paupières après un dernier sourire . L'ange s'endort .

La demoiselle admire l'ange qui dans son lit s'emporte . Elle pense déjà a son odeur qui

s'imprégnera . Elle se mord les doigts en prise à ses sentiments . La demoiselle baisse les yeux .

Soupire .


L'ange est courageux . Pour la demoiselle, du moins l'espère-t-elle il a bravé les kilomètres . La

romance ne s'arrête pas là . L'ange somnolant et dans ses grands yeux bleus , ses pupilles se

dilatent . L'ange a les joues rougies . La froid et le vent . L'ange retire son pull noir et ses cheveux

sont doux . L'ange est le plus beaux des anges . L'ange et ses yeux bleus reviennent à eux . L'appel

à la demoiselle ne se fait pas attendre et dieu que sa peau est blanche . La demoiselle ne

comprend pas . La jolie bouche de l'ange forment des mots dans une mélodie grave , le sourire

plane . Le bleu le contredit mais il ne le sait pas . L'ange ment peut être . Sans le savoir . La

demoiselle se surprend à l'espérer et à ne plus l'écouter . Ne plus que regarder . La nuit et passe .

La demoiselle autour de son ange enroule ses bras . Et l'ange ... l'ange sent le souffle de la

demoiselle dans son cou et l'ange en rit . Il sent les cheveux de la demoiselle qui de ses petites

mains tremblent . La demoiselle ricane . Les cheveux sombres de l'ange s'enroulent . Ils caressent

son épaule de leur long . La demoiselle sait que de loin la blonde est meurtrie . La main fine et

blanche au creux de sa taille la rappelle à son coeur . Le beige des murs coule . Les commentaires sont

inutiles et le vent leur fouette le visage . Si les lèvres rougies par les dents de L'ange qui glisse de

l'imagination, demoiselle rougit . Les rêves peut être seront les mêmes que sur son front , des perles . La

demoiselle observe . Et de son nez l'ange la frôle à sa main qui se serre . L'ange est-il là pour elle .

Ferme les yeux la demoiselle . L'ange est dans son lit . L'ange dort .

« Bonne nuit Ma demoiselle à moi »

# Posté le jeudi 09 août 2007 09:41

Modifié le dimanche 02 septembre 2007 16:45

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Aujourd'hui, je suis tombée sur cette photo . Cette foutue photo . Comme un hasard trop mal venu que pour être totalement hasardeux . Un sourire trop fragile, peut-être démérité ne devait pas planer sur mon visage . Ces images et ces souvenirs des derniers jours, ces mélodies, cette odeur, la tienne sur les draps oranges et ces tentures jaunes, ton corps blanc et cette fumée de toi à moi, tout ça s'est évaporé . Une photo . J' ai eu froid , la douceur venue de rien m'a laissé . J'ai senti que dans mon petit c½ur , où c'était tout cassé ... la réparation était encore douloureuse . Que chaque fissure crissaient . Pas de lui , de la généralité . Comme si quelque chose quelque part, ne voulait pas me laisser seule sourire en pensant à des jours beaux de banalité , mais avec toi . Me ramener à une réalité que je m'obstine à rejeter . Je délire ? Oui .

Je me trouve ridicule et je le suis . Telle une mauvaise blague, la photo m'est apparue sur mon écran . Je l'ai frôlé de mes doigts . Ton visage, je l'ai croisé chaque jour et la moindre émotion même a ton égard s'est dissipée. Tu me parlais , je te répondais . Tu me regardais, je te regardais . Tu me souriais ... je te regardais . Une connaissance ? Oui, teintée d'amertume peut être . Alors pourquoi tant de mal à la simple vue de cette photo . J'ai eu envie de gerber et de te griffer si tu savais . J'ai eu envie de revenir en arrière pour te faire ravaler tout tes mensonges un à un quitte à devoir t'en enfoncer les doigts dans la gorge . Quitte à ce que tu vomisses tes entrailles du mal que tu m'as fait . J'ai fermer les yeux et j'ai imaginer ce liquide grisâtre et infecte que tu aurais régurgité les yeux révulsés . J'ai détourné les yeux . J'ai eu envie que tout ça ne soit pas tout à fait faux . Simplement . Que mes souvenirs t'éclaboussent et que tu t'en veuilles . J'ai eu envie de te comprendre j'avoue ... ça m'est revenu presque aussi puissant que quand j'ai su. Ce putain de truc qui tire au niveau du nombril et qui creuse, qui creuse , qui creuse ... Je ne te comprendrais sans doute jamais . Je me suis mise à chercher dans des fichiers déclassés, les mots que tu avais pu me laisser. Des mots en lesquels j'ai cru. Des mots de manipulation de A à Z. J'ai cherché tes lettres et tes promesses. J'ai trouvé et j'ai pleuré . A l'intérieur seulement . Cracher par obligation . Je me trouve ridicule et je le suis .

Je pense et j'affirme t'avoir complètement oublié pourtant . Tu ne m'es plus rien . Mais ce sentiment de trahison est encore là . Si tu savais le nombre de peur et de doute que tu as semé en moi . L'angoisse que tu as réveillé au creux de mon ventre, la nuit . Je crois que je te déteste pour ça . Sans doute aujourd'hui, avec le peu de maturité que j'ai pris, je ne prendrais pas autant tout ça à c½ur. Sans doute aujourd'hui , la trace ne se serait pas faite indélébile . Mais tout ça ne date pas d'aujourd'hui . Et je me retrouve complètement incapable de relativiser . Tout reste en moi à l'échelle de ce temps là . Je ne retiens plus les faits mais le ressenti . Tout ça date du temps où je ne me méfiais pas. Où je me suis laissé voler par tes mots qui étaient chacun destiné à ta putain de manipulation . En quel but , pour quelle obtention, jamais . Jamais je ne comprendrai . Encore aujourd'hui, je me surprends à espérer avoir eu droit à un peu de ta sincérité . Pourquoi repenser à tout ça . Pourquoi se replonger dans ce sentiment ... Une photo ...

Une photo . Tu sais je me suis longuement interrogé en la voyant . Je me suis interrogée sur pourquoi avais-je envie d'hurler. Pourquoi avais-je envie de fracasser l'écran au sol . Pourquoi avais-je envie de te fracasser , toi ! Pourquoi cette oppression, qui semble comme un être qui m'habite si souvent . J'ai regardé longuement ton visage fin où ta bouche s'étire en un sourire en coin . Tu sais ça me fait mal de l'avouer , mais bordel ce que tu étais beau . J'ai regardé tes longs cheveux sur tes épaules que d'une main je touche . Tes cheveux que tu as coupé en même temps que rafistolé tes pantalons, que relevé le visage et marché de cette drôle d'allure. Quand tu as changé ... mais comprends , qu'on ne décide pas de ça . Que de jeu en jeu , tu te perdras. Si ce n'est déjà fait . Tant pis pour toi . Oui j'ai regardé ce bras qui me tient l'épaule et effrontément me sert contre toi . Cette main autour de la mienne . Puis je me suis regardée . Tu sais je souris et petite, je relève le visage vers toi avec ce putain de regard attendri . Ton regard semble être accroché au mien mais tu sais avec le recul, je me dis que même pas. Que voyais-tu , je me le demande encore . Une mèche de cheveux barre mon visage et j'ai les joues rougies . Je sais qu'il faisait froid ce jour là, mais était-ce ça ou bien juste toi, je ne sais plus . Je ressemble à une gosse qui s'accroche à toi, finalement . Ça me débecte . J'ai longuement regardé ouais et finalement j'ai compris . Ça sonne faux et c'est ça qui me donne l'envie d'hurler . Oui comme une fausse note qui indéfiniment raisonnerait dans mon crâne jusqu'à m'en faire perdre la raison . Du sur-joué, du joué tout court . Je ne sais pas, les données sont brouillées . Ça transpire l'hypocrisie, c'est simple on dirait une pathétique mise en scène . Mais le pire c'est que là-dedans, moi je suis vraie . Oui mon sourire se heurte à tout ça, la gosse . Mes yeux cherchent vraiment les tiens, comme il chercherait ceux d'une effigie sur papier glacé . Une gamine qui avance les mains sur les yeux, un acteur à sa main accroché . Que dire de plus . Une photo ?

# Posté le mercredi 15 août 2007 14:34

Modifié le dimanche 02 septembre 2007 16:45

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TU ME MANQUES DEJA . BORDEL .





Je crois qu'il n'y a rien à en dire . Quand ça ne va pas, vraiment pas j'entends, au dessus de mon lit, sur le blanc plafond je trace une croix . Stigmate d'une mauvaise journée . La nuit, tard, quand le monde autour s'arrête mais que mes yeux à moi restent grands ouverts, je les regarde . J'ai toujours cette même position . Jambes pliées sous moi et mains posées sur mon ventre . Toujours . Je n'affirmerais pas savoir quelle trait pour quelle coup au plexus, non parce que ce serait mentir . Mais les traits noirs vrillent sous mes yeux qui piquent de sommeil qui refuse de m'endormir . Et je me souviens .
Il y a ses autres jours quand ça va , vraiment j'entends . Dans ces jours là je pourrais dessiner un sourire, une fleur ou une niaiserie de ce genre sur mon blanc plafond . Mais non . Dans ses jours , je regarde mes croix comme tous les autres jours . Jambes pliées sous moi et mains posées sur mon ventre . Mes yeux ne se ferment pas . Mais dans ses jours, je souris fort, très fort en les regardant . Elles ne me blessent même plus , je souris . Et les jours où je suis avec toi sont toujours de ces jours là ...
Je n'ai que du décousu à t'écrire . De faibles jaillissements tout droit de mon organe cloisonné . Je les évite tu sais , juste parce que je ne supporterais pas d'entendre un seul mot contre toi . J'hurlerais à en trembler . Sans te connaître, ils se permettraient, oui mais moi je sais ... Je sais à quel point tu es quelqu'un ... Il n'y a juste pas de mots . C'est niais . Je me fous éperdument d'être niaise .
De loin dans la pénombre, les ombres te vont à ravir . Je bondis de tes joues blanches qui se creusent en me donnant l'envie de sourire, juste un peu . C'est con mais ta main est trop douce et parfois, j'ai peur d'en glisser . Quand tu te tais et baisse les yeux , l'inaccessible me traverse le corps mais je sais, je sais que ce n'est pas ce que tu veux . Irremplaçable c'est ce que tu me dis . De deux doigts sous le menton et de tes yeux bleus sur moi . Et ce mot : irremplaçable . Le pire c'est que je te crois . Un peu .
Tu sais il n'y a pas à chercher des heures et des heures pour comprendre . Tes silences, ta simple présence me réconforte . Cela change de tous ces insipides baveux avec leurs belles phrases comme quoi cela va s'arranger . Comme quoi tout ira parfaitement bien dans un futur qui finira par arriver . Tu sais, les gens qui essaient de nous persuader de relever la tête ne sont en fait que des paumés refoulés. Parce que rien n'ira jamais bien, à n'importe quel chiffre de l'échelle du futur . Ça je le sais, mais après tout, je n'en demande peut être pas tant non plus . Tu me dis et me répète que non, il n'y a pas de raisons qu'un jour tout s'arrange mais que tu seras là le temps que tu devras , dans tout ce qui va , et pas . Pour moi . Non, tu ne dis pas que tu seras toujours là . Tu as trop peur que ce soit un mensonge, je sais que ça en serait un . Bien sûr . Toujours, c'est bien trop long . Et tu ne veux pas me mentir . Mais le temps que tu devras, ça me convient tu sais .
Ouais, je ne sais pas où je vais et je l'assume . A vrai dire , tout ce qui m'importe est que tu sois accroché à ma main, vers ce nulle part quel qu'il soit . J'exagère ? Peut être oui, mais j'avoue , ton odeur est sur moi et cela m'empêche de penser correctement . Tu m'as serré trop fort tu sais . Assez pour me manquer en te retournant . Ma bouche sur ton cou , ma main sur ton torse nu, crispé a ton c½ur , j'ai senti l'accélération tu sais . J'ai froid, froid que tu ne sois pas là comme chaque fois que tu t'en vas . Prés de moi, ta peau neige est toujours brûlante . Réellement brûlante .J'avoue m'y accrocher peut être plus que je ne devrais . Tu me murmures de ne pas bouger en entremêlant tes doigts . Evidemment que je n'ai pas la volonté de te désobéir, évidemment . Et là, je revêt ton pull en attendant . Pathétique .
Alors peut être que je t'aime . Alors peut être que tout me semble trop compliqué . Peut être que j'aimerais, un peu, savoir . Juste savoir . Les jours se suivent auprès de toi, d'une façon ou d'une autre mais aucun d'eux n'a été fait d'un peu de certitudes . J'avoue que j'aimerais trouvé une certaines cohérence entre tes mots, tes regards, et tes actes . Ce que tu cherches à me dire et ce que tu confies à d'autres . Mais il n'y a aucun fil conducteur . Aucun chemin, même sinueux à suivre mais malgré ça je parviens à rester à tes côtes . Etrangement . Alors je ne sais pas . Je pense aux contradictions, sans cesse et ça me rend dingue . Elle me dit que tu ne sais juste pas toi-même . Alors peut être mais il faudrait un jour . Oui peut être .
Tu es un rêve tu sais, le plus beau peut être . Un rêve qui soudainement prend corps et devient réel, pour quelques minutes , quelques heures ou quelques jours . Et là c'est si puissant , si fou ai-je envie de dire que je ne saisis pas vraiment . Que j'assimile juste cette substance chaude dans tous mon corps, ce feu qui palpite partout . Je crois qu'on appelle ça la joie ou un truc dans ce genre là . Je crois surtout qu'il n'y a pas de mots pour décrire ça . D'un seul regard, d'un seul geste tu m'accordes ce que j'attendais sans le savoir . Je savais juste que je voulais toi et tu parviens à déceler quel petit bout .
Mais le rêve redevient rêve tu sais, sur le coup subi de tes paupières et ça fait mal . A chaque fois . C'est comme si tu étais le seul à me soulager des doutes dont tu es l'investigateur . Comme si chacun de tes souffles guérissaient ce petit mal que tu noies en moi . Ouais, comme si toi et toi seul le pouvait . Et bien sur que c'est le cas . Ce n'est pas faute d'avoir essayer avec d'autres tu sais . Oui bien sûr que tu le sais . Ça t'a rendu fou ... J'aimerais dire que c'est inconscient mais j'essaie de ne pas me mentir . Tu comprends trop les choses pour ça . Conscient ça doit l'être, voulu peut être pas .
Et tu enrages , tu te mets dans de telles colère que ça me fait peur tu sais . Oh bien sûr pas contre moi, jamais . Jamais tu oserais ne serait-ce qu'élever la voix contre moi . Tu sais de toute façon que ton indifférence me fait plus de mal que tes cris . Il suffit juste d'une main tendue vers moi, d'un sourire, d'un compliment pour que je vois cette sombre colère passer sur ton visage . Tu trembles, oh oui tu trembles . Et tu peux frapper, oui frapper ...peut être? Mais merde tout ça je m'en fout après tout . Je te fais mal moi aussi . Du bien moi aussi . Je le sais .
Et tu me manques , oh oui tu me manques ...


* Conseillez moi des livres que vous avez aimé ! *

# Posté le dimanche 19 août 2007 14:52

Modifié le dimanche 02 septembre 2007 16:45